Je crois que dans ma vie, les promesses sont vraiment des piliers. J'en parlais dans un post plus tôt, mais l'enfant qui est en moi, celui qui a grandi avec moi et tout contre moi, il ne saurait pas me pardonner si jamais je ne tenais pas une promesse. Par promesse, je parle de la promesse sincère et véritable ici, celle faite droit dans les yeux dans les moments de partage et d'authenticité. Le genre de promesse que tu peux faire en te prenant dans les bras, les larmes encore plein les yeux et le corps encore tout tremblant. Ce genre de promesses, m'est plus précieuse que tout. Je ne saurai dire pourquoi. Je promets peu cela dit. Je ne suis pas du genre à m'engager mais lorsque je décèle chez quelqu'un un vrai éclair, une lumière qui m'impressionne ou me bouleverse, je fais confiance à mon ressentit et choisi la plupart du temps de m'engager auprès de la personne. Je crois pouvoir compter le nombre de ces engagements sur les doigts d'une main: tantôt promettant à mes parents que je reparlerai de sujets qui me tiennent particulièrement à cœur, tantôt faisant céder l'armure sur une promesse fraternelle, tantôt affirmant mon attachement tout simplement. Je crois que j'ai une certaine addiction à l'admiration. J'aime le sentiment de grandeur que je peux ressentir lorsqu'une personne en face de moi sait se montrer imprévisible, dans le bon sens évidemment. Je crois que j'ai passé une partie de ma vie à attendre des mots. Certains sont venus d'autres non. Malgré cela, et malgré que ces mots puissent bouleverser une vie lorsqu'ils semblent si juste à mon coeur, les mots les plus douloureux n'était pas ceux que j'aurai pu attendre et les moments les plus précieux n'était finalement constitué que de sourire, de regard et d'amour, avant même de penser aux mots. Les promesses les plus précieuses finalement, sont peut-être celles faites sans un mot, dans le silence chaleureux d'une accolade fraternelle, d'un sourire chaleureux ou d'une main dans une autre. J'ai la conviction que notre ouïe ne pèse guère une fois sur notre lit de mort. Ce sont avant tout ces moments de partage et de complicité qui nous réconfortent, qui nous motivent et nous font vivre !
Si j'ai pu au cour de ma vie, provoquer chez la moindre personne ce genre de sentiment, ce genre d'éblouissement bref mais soudain, ce genre de connexion où les mots sont futils, ou les paroles sont vaines et ou le temps semble se suspendre pour ne laisser la place qu'à la relation, alors je sais désormais que je laisse une trace sur cette terre: une trace qui me contentera toujours. La trace qui me revient en revanche, celle que j'emmène en partant, celle que je ne peux laisser en ce bas monde car il faut bien emmener quelque chose, ce seront ces promesses. Autant de moments au cours desquels je me suis dit, sans parfois même réussir à le formuler à voix haute, combien l'autre pouvait être merveilleux. Il n'y avait plus de comparaison, plus de forme de jugement. Juste une connexion et deux âmes qui s'écoutent. Je ne suis pas très doué à faire des promesses pour être tout à fait sincère, je m'exprime maladroitement et ma voix semble trop souvent à mon goût faire abstraction de tout les sentiments qui peuvent me traverser, mais je suis assez fier de moi et surtout confiant quant à ma capacité de tenir ces promesses. Je me suis toujours dit que dans la vie, nos choix sont souvent une question de priorité avant tout. Il n'est pas toujours évident de bien choisir et chaque homme a ses limites. Mais pour chaque limite que l'humain a, l'enfant lui, chéri une promesse, une forme d'empreinte éternelle de quelque chose qui nous dépasse
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