Le goût de l'inconnu(e)

publié le 11/12/2023 04:00

Qu'est ce que vous trouvez si génial à propos des gens ? La foule grouillante d'une capitale qui plierait presque sous son propre poid, et ça vous donne envie vous ? Je dois admettre que je ne saisi pas bien. Je me sens plutôt étrange lorsqu'il s'agit de faire du social. Pas étrange dans le sens bizarre mais plutôt dans le sens étrangé. Je sais faire sans aucun doute, mais j'ai tellement de mal à aller vers les gens avec vraiment de la volonté. Je ne sais pas bien comment dire, les gens ne m'intéresse pas plus que ça. Je ne me sens pas supérieur non plus, j'ai moi aussi mes cotés assez creux, mais je m'en satisfait. Je vois dans mon entourage des proches qui sont constament entourés; constament à chercher de l'intéressant, du passionant chez l'autre. Je trouve personnellement que les autres en manque, de la passion. Ils évoluent dans une vie qui me semble un peu triste à mes yeux. Triste pour eux, comme si personne ne se satisfait vraiment jamais de sa propre vie. Comme is après tout, les autres leurs importaient plus que eux même. Je n'ai pas vraiment grandis comme cela personnellement. Serait-ce de manière égoiste ? Je ne saurais trop dire. J'aime vraiment ma manière de voir les choses, c'est certain. Parois un peu trop sûrement. Mais je ne veux pas parler de moi, car ça, contrairement à tout le monde, je le comprends ! Ce que je ne comprends pas, c'est pourquoi tout le monde semble aussi intéressant dans les yeux des autres. Je peux essayer de voir à travers les yeux des autres, mais je ne trouve pas de raison rationnellement valable d'aller vers les autres. Peut être que le social et l'humanitaire n'est finalement pas très rationel. J'ai même envie de dire certainement mais je trouve que l'humain à de ça fascinant qu'il regorge de rationnalité. J'aime à le voir comme une forme de machine sur-complexe qui agit pour son bien. Alors pourquoi diable ne puis-je pas voir ce qui provoque cette absence d'élan chez moi vers les autres ? Peut être cela vient il de ma manière d'appréhender le monde, comme un immense horizon prêt à être conquis. La plupart des gens ne semble pas vraiment passioné par demain et plutôt inquiet par hier. Je n'aurai pas la prétention de dire que je vis dans le présent, mais je pense pouvoir dire la tête haute que je suis plus quelqu'un tourné vers le futur que vers le passé. Loin de moins l'idée de ne pas m'encombrer de celui-ci, il m'est très précieux et c'est lui qui constitu la richesse de la personne que je suis aujourd'hui. Mais voilà, je n'ai plus rien à faire pour le changer, alors je préfére; ici aussi de manière tout à fait rationel; me tourner vers le futur. Ce rapport au temps, je le constate assez peu chez les gens autour de moi. Comme si le quotidien formait une mélasse qui les empêchait de briller. Voilà, je crois que c'est ça: j'aime les gens qui brille. Et je n'en vois pas beaucoup pour être honnête. Les personnes que je peux croiser sont tellement de tristesse dans leurs yeux, je la ressent à peine ai-je plonger mon regard dans le leur. Une telle fadeur, une telle mélancolie, je dois dire qu'il n'y pas grand chose en ce monde de plus repoussant qu'une personne pleine de peine, de remord, de repentissement. Je n'aime pas les gens et je m'y plaît à m'y convaincre. Mais certainement que là dessous, il y a plein de chose que je ne comprend pas chez moi. Je ne crois pas qu'il s'agisse d'insécurité, je dois dire que je suis plutôt à l'aise à l'idée de parler au gens et je me fait plutôt facilement des amis. Je ne me sens juste pas à ma place quand il s'agit de faire semblant de trouver l'autre intéressant. J'ai juste l'impression de mentir quand je demande ce que fait l'autre dans sa vie, si il / elle est en couple, où il / elle habite... Comme si cela m'importait. Moi ce que j'aime chez les gens, c'est la petite graine de démence, de folie que provoque la passion. Ce regard qui brille et qui fait briller l'autre, celui dans lequel je n'existe pas car il n'y plus de place pour moi: seul autre chose l'habite. Autre chose de plus grand que la personne, que son monde, que le monde lui même à ses yeux. Quelque chose de tellement immense que rien ne sert d'en parler. Une véritable nevrose, la bouteille de rhum de l'alcoolique, le rail de coaine du camé, l'adrénaline de l'aventurier, un motif à rester en vie, à vivre même, autrement dit, une véritable passion.

Et peut être un jour que je découvrirait dans les yeux d'un de ces inconnus, une lumière que je reconnaitrai. Je ne saurai dire si ce jour arrivera mais je suis persuadé qu'il donnera à ma vie, un goût qu'elle n'a jamais encore eue.

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